Le No Make-Up, un engagement ?

lundi, novembre 13, 2017


C'est le sujet un peu chaud du moment. Enfin, pour les femmes.

Perso, je trouve ça bien bien cool que Sarah Forestier soit passĂ©e Ă  la tĂ©lĂ© en demandant Ă  ne pas ĂȘtre maquillĂ©e. Ce que je trouve moins cool, c'est qu'on en fasse une affaire d'Ă©tat. Mais c'est vrai qu'Ă  la tĂ©loche on n'a pas l'habitude de voir ça. Franchement, qui ne s'est jamais "Ă©nervĂ©(e)" devant ces sĂ©ries qui montrent des nanas au rĂ©veil prĂȘtes Ă  faire la fĂȘte ?! Et mĂȘme si tu ne t'es pas dĂ©maquillĂ©e la veille (oh sacrilĂšge), t'auras plus des yeux de panda que de biche en te rĂ©veillant. Je trouve les pandas trop mignons mais tout ça c'est subjectif. 

La photo de dessus c'est ma tĂȘte au saut du lit, ça va quand mĂȘme hein, sauf que je ne donne pas l'impression de partir en soirĂ©e mais plutĂŽt Ă  un cours de surf. En vrai, mĂȘme quand je sors, je ne fais pas d'effort particulier. Apparemment, je serais ce que l'on appelle "une fille naturelle", car oui, y a un terme pour ça aussi. 

Ma routine beautĂ© maquillage est simple, rapide (5 mn) et la mĂȘme tous les jours. MĂȘme pour les jours fĂ©riĂ©s, mariages etc. Je prĂ©cise car y en a qui aiment bien sortir le grand jeu Ă  ces occasions (moi je mise tout sur la tenue et les bijoux). Bref, un peu de mascara, de terracotta, du rouge Ă  lĂšvres et c'est parti mon kiki. Bon, okay okay, si j'ai une mine fatiguĂ©e, je vais essayer de sauver les meubles avec photoshop un anti-cernes. 
Mais ce qui est vraiment important, c'est que je le fais pour moi. Pas pour les autres. Et surtout pas pour plaire aux autres. 

En y rĂ©flĂ©chissant, je ne sais plus si maintenant c'est la sociĂ©tĂ© ou les femmes elles-mĂȘmes qui s'imposent ce soucis de perfection. Avant, il fallait ĂȘtre la plus belle pour aller danser et maintenant c'est pour aller Ă  la tĂ©lĂ©. D'ailleurs, la tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© et son cĂŽtĂ© "miroir mon beau miroir" encourage complĂštement ce type de comportement et pousse les jeunes filles Ă  penser qu'avec trois tonnes de fond de teint et un paquet de mascara, elles passeront mieux Ă  l'image. RĂ©sultat des courses ? A 20 ans elles en paraissent facilement 10 de plus et Ă  30 elles pleureront aprĂšs leur peau maltraitĂ©e pour enfin se lancer dans le botox Ă  40 ans. Tu as sĂ»rement dĂ©jĂ  vu une femme botoxĂ©e et hypra maquillĂ©e, et bien c'est pas joli joli et plutĂŽt triste.

En ce qui me concerne, je ne cherche pas Ă  faire passer un message. Ma façon de peu me maquiller me convient et je ne l'impose pas aux autres. Alors on me dit que j'ai de la chance, que c'est putain de cool d'avoir 37 ans (oui oh ça va) et d'en paraĂźtre 27 (parfois moins mĂȘme) mais je crois au fond que c'est parce que je me sens bien dans mes vans (ceci n'est pas un placement de produit) et que sortir pas maquillĂ©e et pas coiffĂ©e ne m'a jamais posĂ© aucun problĂšme. Et ça ne fait pas de moi une rebelle mais plutĂŽt une fille qui s'accepte et c'est dĂ©jĂ  pas mal.


Alors voilĂ , que tu sois no make-up ou Ă  fond make-up, le principal c'est que tu t'aimes. Et sans l'approbation de quiconque. D'accord ?!

Entre le « hygge » et le minimalisme

jeudi, novembre 09, 2017



Je trie comme je respire, enfin presque.

J'ai toujours aimĂ© ranger et organiser. Depuis que je suis petite. Ça vient peut-ĂȘtre du fait que maman soit allemande. Ok, c'est complĂštement clichĂ© de dire ça mais bientĂŽt je te raconterais comment c'est de grandir avec une Mutti et un papa français. Deux univers bien diffĂ©rents, crois-moi.

J'ai toujours soignĂ© ma chambre et les appartements dans lesquels j'ai habitĂ©. J'aime vivre dans un endroit qui m'apaise et c'est d'ailleurs ce que l'on me dit Ă  chaque fois qu'on me rend visite : "on se sent bien chez toi" et franchement, c'est le plus beau compliment que l'on puisse me faire (avec t'es canon mais ça c'est plus rare).


Alors je ne suis pas une aficionada de la mĂ©thode Marie Kondo parce que je trouve que c'est pousser le bouchon un petit peu trop loin Maurice, mais j'aime assez souvent faire le point sur ce que j'ai, sur ce que je dois garder et sur ce dont je n'ai plus besoin. ForcĂ©ment, trois grosses expatriations  et quelques dĂ©mĂ©nagements m'ont encouragĂ©e Ă  vivre ainsi. 

Je n'aime pas m'encombrer et j'arrive de mieux en mieux à laisser le passé derriÚre moi. Parce que savoir trier et ranger relÚve de la psychologie. Oui, je l'ai lu dans un tas de magazines et de livres. Je ne te dis pas de prendre ça pour argent comptant mais d'avoir un esprit ouvert. Parce que penses-y bien, au fond, ton chez-toi extérieur reflÚte pas mal ton chez-toi intérieur
Attention, ça ne veut pas dire que tout doit disparaĂźtre comme le jour des soldes, non, le but c'est de garder ce qui te fait du bien et de dire goodbye Ă  ce qui t'empĂȘche d'avancer (ça marche aussi pour les boyfriends toxiques). 
Par exemple, chez moi, j'ai conservĂ© plein de petites choses rĂ©coltĂ©es lors de mes voyages et de mes vies Ă  l'Ă©tranger (#laFilleAux1000Vies) (d'ou ma passion pour les chats) mais j'ai aussi rĂ©ussi Ă  me sĂ©parer de ce porte-clef achetĂ© lors de ma premiĂšre annĂ©e au Canada. Émotionnellement, ça a Ă©tĂ© un grand pas, c'Ă©tait une façon un peu symbolique de dire au-revoir Ă  ces 9 ans de l'autre cĂŽtĂ© de l'ocĂ©an. 



Franchement, comment ne pas aimer le Hygge ? Cette philosophie danoise qui consiste Ă  s'entourer de bougies, d'un plaid, d'un bon cafĂ© et de bonne compagnie ?! Bon, je n'irais pas vivre lĂ -bas pour des raisons Ă©videntes (cĂŽtĂ© hivers durs (Ă  en perdre ses doigts) j'ai donnĂ© ), par contre, je l'applique au quotidien. 

Adopter le Hygge, le minimalisme, ce n'est pas entrer dans une secte des oufs du rangement, ça ne te demande pas non plus d'avoir un compte en banque fourni (l'avantage d'une vie simple) mais ça te pousse Ă  prendre soin de toi, Ă  te remettre en question, Ă  Ă©valuer, rĂ©Ă©valuer tes acquis et surtout Ă  lĂącher prise et Ă  aller de l'avant. 


Alors, il est ou le bonheur, il est ou ? Et bien chez moi et peut-ĂȘtre chez toi aussi !

Love etc

mercredi, novembre 01, 2017


Le mois de novembre, c'est le mois de mon anniversaire. Du coup, entre lui et moi, c'est une relation compliquĂ©e. D'amour et de haine Ă  la fois. Les deux se complĂštent plutĂŽt bien. LĂ  je t'Ă©cris sans prendre de recul, c'est pas facile, parce qu'on n'est pas habituĂ© Ă  faire ça, on montre du doigt ceux qui parlent sans filtre alors qu'au fond, secrĂštement, on les envie. 

Je n'aime pas vieillir. Mais vraiment pas. Et j'ai jamais aimĂ© ça. MĂȘme Ă  20 ans. Ça doit ĂȘtre parce que j'ai toujours eu un problĂšme avec les chiffres. 

Et puis parce que quand t'es une femme, tu penses Ă  plein de trucs, Ă  ce mec que tu aimerais rencontrer mais qui n'arrive pas, Ă  ces enfants que tu aimerais avoir un jour mais que tu n'auras peut-ĂȘtre jamais, Ă  ces trucs d'adultes qui te pompent l'air, qui parfois te font monter en pression alors que toi t'as juste envie que ça soit facile. Mais justement, c'est pas facile d'avoir plus de 30 ans. 

Oh bien sĂ»r, je suis contente de faire plus jeune que mon Ăąge, surtout quand on me donne 26 ans (on a de bons gĂȘnes dans la famille) mais tout de mĂȘme, je suis bien loin de la vingtaine. 

Alors non, je ne regrette pas mes vingts ans, j'Ă©tais amoureuse des mauvais garçons, j'avais zĂ©ro confiance en moi, je me comparais trop souvent Ă  ces filles Ă  qui tout semblait ĂȘtre si simple et puis un jour j'ai compris que y avait rien Ă  comprendre, qu'il fallait que j'arrĂȘte de tout petit-analyser. Quelqu'un a dit que l'Ăąge c'Ă©tait dans la tĂȘte. Il a raison ce quelqu'un. Faut que j'arrĂȘte d'avoir peur parce que tu sais, je ne regrette aucune de mes dĂ©cisions, je ne regrette pas de ne pas ĂȘtre restĂ©e quand un jour, y a longtemps, il me l'a demandĂ© timidement, parce que c'Ă©tait pas la bonne chose Ă  faire, parce que je tiens beaucoup trop Ă  mon indĂ©pendance (et qu'en vrai, il Ă©tait un peu trop tordu) mĂȘme si parfois, ça me fait un peu peur de vieillir seule.  

Mais quand mĂȘme, je suis contente de lĂ  ou j'en suis. Je n'ai pas de projets de vie Ă  deux, par contre je sais me dĂ©brouiller seule, je m'en fous complĂštement de ce que pensent les autres, il m'arrive trĂšs souvent de rire comme une gamine, de faire des trucs sur un coup de tĂȘte, de m'enfiler un paquet de schokobons et de rĂ©clamer un gros oeuf kinder pour NoĂ«l, je crois qu'au fond je ne grandirais jamais, et c'est pas grave tant que j'arrive Ă  payer mon loyer et mes factures, les trucs de grand quoi.


Parfois, j'hésite à enlever ma date d'anniversaire sur mon compte Facebook mais j'aime trop les messages que je reçois, c'est du love en veux-tu en voilà, c'est tout doux, c'est comme un gros cùlin, c'est super réconfortant (ça tombe bien car je pleure toujours un petit peu ce jour-là) alors je crois bien que je vais laisser ça comme c'est. De toute façon, je n'ai pas mis l'année de naissance. J'ai bien le droit de tricher un peu.



Je ne sais pas si un jour j'arriverais Ă  l'aimer, cet anniversaire. Peut-ĂȘtre qu'il faudrait simplement que j'arrĂȘte de compter. De toute façon, j'ai toujours Ă©tĂ© nulle en maths.

Voyager, ça coûte cher non ?

dimanche, octobre 22, 2017


Aujourd'hui, j'avais envie de te parler de voyages, un domaine que je maĂźtrise plutĂŽt bien. Depuis que je suis petite, je voyage. Enfin, Ă  cet Ăąge lĂ , mon escapade annuelle c'Ă©tait les vacances d'Ă©tĂ© chez Opa et Oma en Allemagne. Alors forcĂ©ment, j'associe les vacances Ă  l'Ă©tranger (ou au moins Ă  un changement de lieu) ce qui se traduit inĂ©vitablement par un besoin de partir, sinon j'aurais l'impression de les gaspiller. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, je planifie mes dĂ©placements selon mes moyens financiers et si je vis une pĂ©riode de vaches maigres, tant pis, je vais me contenter de rĂȘver Ă  de chouettes destinations en attendant des jours meilleurs. Voyager ne doit pas ĂȘtre une source de stress, bien au contraire. 



           ••» VOYAGER NE TE DEMANDE PAS DE VENDRE UN REIN «••
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sauf si tu as des goĂ»ts de luxe. Par exemple, si tu as un budget restreint et que tu choisis de rĂ©server une chambre dans un hĂŽtel Ă  5 Ă©toiles, tu sais que tu te mets dans une position dĂ©licate. Je ne te jetterais pas la pierre car je suis un ĂȘtre humain et il m'est arrivĂ©e de succomber Ă  l'appel du luxe. Une fois. Je ne regrette rien mais je ne le referais pas. Bon, des conneries on en fait tous. La meilleure chose Ă  faire pour partir de façon Ă©conomique, c'est d'organiser son/ses dĂ©part(s) Ă  l'avance. Et plus tu t'y prendras tĂŽt, moins ça te coĂ»tera d'argent. Au niveau transport, j'Ă©value toujours toutes les possibilitĂ©s en restant cohĂ©rente bien sĂ»r. Je ne vais pas partir en bus au lieu de l'avion pour Ă©conomiser 30 euros alors je que je vais perdre une journĂ©e de voyage (si c'est de nuit, attention Ă  la fatigue), sauf si je pars deux semaines. Voyager pas cher ne demande pas d'avoir la boss des maths mais plutĂŽt un bon sens de l'organisation et une bonne connaissance de tous les outils cheap tels que Airbnb, blablacar, mĂ©gabus, skyscanner etc. 


  ••» GÉRER SES FINANCES «••
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Alors, je ne vais pas te dire ici comment vivre ta vie. J'ai assez de la mienne. Plus sĂ©rieusement, un budget voyage se prĂ©pare et s'optimise. Selon ta destination et la durĂ©e, je te conseille d'y aller mollo avec les dĂ©penses que je vais nommer ici : "fun". Ce qui veut dire, si je schĂ©matise, moins de restaus, de verres Ă  boire, de cigarettes, bref, touts les trucs susceptible de plomber ce budget. Attention, je ne te dis pas de vivre comme une nonne mais de rĂ©flĂ©chir Ă  deux fois avant de commander une deuxiĂšme coupe de champagne. En ce qui me concerne, mon avantage (en plus ne ne pas fumer) c'est de ne pas possĂ©der de maison/appartement (avec les frais que ça engendre) et de ne pas avoir de voiture (un vrai gouffre financier). Aussi, si le coeur t'en dit, tu peux tenter la mĂ©thode rĂ©gressive dite : tirelire , qui t'incite Ă  dĂ©poser un montant dĂ©fini auquel tu te promets ("croix de bois, croix de fer, si tu mens tu vas en enfer") de ne pas toucher. Mais oui, TU ES CAPABLE, je te fais entiĂšrement confiance. 



           ••» AVOUE, QUAND T'ÉTAIS EXPAT, T'ÉTAIS PLEINE AUX AS «••
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DĂ©solĂ© si je m'apprĂȘte Ă  casser un mythe mais NON, je ne vivais pas dans une villa surplombant les hauteurs de San Francisco, MontrĂ©al et Toronto. Je gagnais bien ma vie c'est vrai, mais comme tout le monde j'avais des dĂ©penses "reloues" et mes loyers Ă©taient Ă  la hauteur de mes salaires, donc pas donnĂ©s. D'ailleurs, mon annĂ©e et demie en Californie n'avait rien Ă  voir avec une tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. Je ne passais pas mes journĂ©es Ă  surfer en attendant le coucher de soleil (note, j'aurais adorĂ©) mais plutĂŽt Ă  bosser, et parfois comme une dĂ©ratĂ©e : Ça te dit quelque chose des semaines Ă  50h sans jours de congĂ© et avec deux semaines de vacances par an ? Et bien ce n'est pas une lĂ©gende, c'est bien souvent la norme amĂ©ricaine. The American Dream a son prix. Ceci ne m'a pas empĂȘchĂ©e de kiffer ma vie lĂ -bas et d'en profiter un maximum. Tout comme au Canada (avec un contexte plus dĂ©tendu vu que j'Ă©tais dans l'enseignement). Alors oui, j'ai Ă©normĂ©ment voyagĂ©. A outrance. J'ai pris des bus Ă  40$ l'aller-retour en me tapant 12h de route de nuit pour voir des endroits pas mal cool. Jai toujours bougĂ© de façon Ă©conome et au final, ce qui me coĂ»tait le plus cher, c'Ă©tait le billet d'avion pour rentrer en France une fois par an. Etre expatriĂ©/immigrĂ© a son prix aussi.



Bref, voyager c'est un mode de vie... une question de priorités. A toi de t'y retrouver à ta façon.

Sur les chapeaux de roue

mardi, octobre 17, 2017


C'est Ă  peu prĂšs comme ça que j'ai vĂ©cu ma rentrĂ©e. 

Je ne peux pas dire que c'est pas bien, au contraire. J'ai besoin que ma vie soit pimentĂ©e, je ne veux surtout pas tomber dans le plan-plan, parce que vraiment, je suis une routinophobique. Et je ne pense pas ĂȘtre la seule Ă  l'ĂȘtre. C'est un ressenti liĂ© Ă  notre gĂ©nĂ©ration je crois. Cette envie d'ailleurs, de changements. Parfois on essaie de nous faire croire que ce n'est pas normal, on veut nous culpabiliser comme si on ne comprenait rien Ă  la vie alors que justement la vie est faite pour ĂȘtre bousculĂ©e. Et Ă  gros coup de pieds aux fesses. 

On a le droit d'espĂ©rer plus mĂȘme si d'accord, on recherche tous la sĂ©rĂ©nitĂ©. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas ou plus prendre de risques, qu'il ne faut pas s'autoriser un dĂ©tour, un dĂ©raillement, tout est une question d'Ă©quilibre (le Yin et Yang) (ne ris pas, c'est vrai !), tout est une question de confiance en soi. Je sais, on n'en revient toujours au mĂȘme. D'accord, d'accord.


La rentrée donc...déjà, tu as devant toi la nouvelle animatrice du Conseil Municipal des Jeunes de la ville de Reims. Je te rassure, ça n'a rien à voir avec la police, j'accompagne les jeunes dans leurs projets et je veille à ce qu'ils ne s'éparpillent pas trop. Ils ont un tas d'idées et parfois ils ont du mal à canaliser et à organiser tout ça. La jeunesse quoi.
Bon, vu que ce n'est pas un temps plein, je continue le périsco le soir (devoir + activité) et le centre de loisir pendant les vacances scolaires.

Mais la grosse nouveauté, accroche-toi bien, c'est ma demande de statut d'auto-entrepreneuse !
J'ai l'impression d'ĂȘtre une adulte quand je dis ça, mais oui au fait, j'en suis une. J'ai reçu tout un tas de papiers que je n'ai pas encore osĂ© ouvrir mais c'est dĂ©jĂ  rangĂ© dans la bonne pochette. Je me suis lancĂ© car rĂ©cemment, une personne qui me fait confiance m'a proposĂ© de l'aider dans la gestion de la communication d'un magazine rĂ©mois que j'aime beaucoup beaucoup (et pour lequel j'ai Ă©crit une fois). Ça Ă©tait une belle surprise parce que je ne m'y attendais pas. Pour ĂȘtre honnĂȘte, je ne pensais pas que ce genre d'opportunitĂ© pouvait m'arriver en France. Comme quoi, on peut ĂȘtre surpris mĂȘme lĂ  ou on ne s'y attend pas.
En gros, ça veut aussi dire que je vais investir dans un joli bureau Ikea et un Imac (d'occas parce que je ne suis pas Crésus) et que je passe beaucoup trop de temps sur pinterest (pour la nouvelle déco de ma chambre).


Sinon, pour garder le cap sur mes bonnes résolutions, je me suis inscrite au yoga début septembre et OUI, je vais aux cours.
CĂŽtĂ© escapades, je tiens un bon rythme, aprĂšs ĂȘtre partie cet Ă©tĂ© 3 jours en Sicile, 1 semaine en GrĂšce et 10 jours en Sardaigne, je suis allĂ©e 1 semaine Ă  Dublin en septembre et 3 jours Ă  Hambourg en octobre #LaMeufQuiSeLaPĂšte. Ce que je ressens quand je voyage c'est un peu difficile Ă  dĂ©crire, je dirais une poussĂ©e d'adrĂ©naline qui stimule mon esprit et ma crĂ©ativitĂ© et ça me paraĂźt compliquĂ© de m'en passer.


Mon mantra de la rentrĂ©e c'est "Keep an open mind" car chaque chose est bonne Ă  prendre. Alors mĂȘme si parfois le contexte n'est pas full excitant ou joyeux et qu'on en est pas toujours lĂ  ou on voudrait ĂȘtre dans la vie, il faut se rappeler que rien n'est foutu.

J'espÚre que votre rentrée a été à la hauteur de ce que vous attendiez et que vous vous endormez heureux et sereins.

Trois ans.

dimanche, juillet 09, 2017


Tote bag© Les Cornichons


En fait, je triche un peu. Ça fera trois ans le jeudi 27 juillet. 

J'avais deux grosses valises (merci les sacs de compression), un back pack et mon chat RomĂ©o sous le bras. Huit ans de vie canadienne, c'est pas rien. C'est un gros bout de vie. Mais dans mon cas, ça ne se chiffrait pas en bagages. 

J'aime bien quand ma copine Kenza dit que le Canada c'est sa happy place. C'est important d'en avoir une, peu importe oĂč et pour combien de temps. La mienne en ce moment elle est Ă  Reims, ma ville natale. Et crois-moi, j'en suis la premiĂšre surprise. Je crois que c'Ă©tait le point de dĂ©part de quelque chose de nouveau mais j'ai mis du temps Ă  le comprendre. Trois ans pour ĂȘtre prĂ©cise.


Année number one


L'annĂ©e du retour a Ă©tĂ© brouillon, je savais que j'avais bien fait de rentrer mais je n'arrivais pas Ă  trouver ma place. J'Ă©tais en France physiquement mais ma tĂȘte, mon coeur Ă©taient toujours lĂ -bas. J'Ă©tais scindĂ©e en deux : Une partie ici et une partie au Canada. En fait, je souffrais de "la maladie de l'impatriĂ©"  et le choc du retour, j'ai dĂ» apprendre Ă  l'accepter pour pourvoir avancer. 
Et j'ai avancé, mais pas toute seule, j'étais entourée de ma famille, de quelques amis de longue date et j'en profite pour l'écrire ici car j'ai l'impression de ne pas leur avoir vraiment dit, de ne pas les avoir remercier suffisamment, ils ont été ma béquille, mon ancrage positif, mon garde-fou.
Alors tranquillement, j'ai baissĂ© les armes, j'ai arrĂȘtĂ© cette guerre que je menais avec moi-mĂȘme, je me suis dit que j'Ă©tais chez moi maintenant, que j'avais plein de choses Ă  vivre, qu'elles seraient diffĂ©rentes mais pas moins bien et que parfois, il ne faut pas trop se poser de questions. 

C'est ainsi que j'ai fait de la place pour la nouveautĂ©. Et c'est Ă  ce moment lĂ , quand j'Ă©tais ouverte au changement, que j'ai rencontrĂ© les filles (devenues amies) avec qui j'allais crĂ©er l'association bĂ©nĂ©vole  SacrĂ©es Blogueuses.


 AnnĂ©e number two


Pendant cette deuxiĂšme annĂ©e, j'entrais dĂ©finitivement dans la phase de transition ce qui veut dire que j'approchais aussi de sa fin. Et ça, c'est toujours positif. Je commençais Ă  y voir plus clair, Ă  reprendre confiance et j'ai compris qu'il fallait que je me challenge un peu pour Ă©viter de m'encroĂ»ter juste parce que ça allait mieux. 
D'abord, j'ai dĂ©missionnĂ© de mon poste de rĂ©ceptionniste d'hĂŽtel parce que mĂȘme si j'avais un salaire fixe tous les mois, le travail ne me correspondait pas. J'y allais Ă  reculons et j'Ă©tais frustrĂ©e Ă  cause des horaires qui mettait un gros frein Ă  ma vie sociale. Et la vie est trop courte et parfois mĂȘme fragile (j'ai une amie trĂšs proche qui a survĂ©cu Ă  un cancer alors crois-moi, aprĂšs ça, tu ne vois plus les choses de la mĂȘme façon) pour qu'on la gaspille Ă  suivre des codes imposĂ©s par la sociĂ©tĂ©. Le monde est plein de possibilitĂ©s et je m'efforce jour aprĂšs jour de vivre en gardant ça dans un coin de ma tĂȘte. Et surtout du coeur. 
C'est Ă  partir de cet instant que j'ai eu le sentiment d'ĂȘtre rentrĂ©e. Pour de bon. J'ai trouvĂ© un poste d'animatrice dans un centre de loisirs, j'ai commencĂ© Ă  m'investir de plus en plus pour les SB. Mon rĂŽle de Community Manager m'a permis d'exprimer mon cotĂ© crĂ©atif, de m'investir pour Reims et d'avoir enfin le sentiment d'en faire parti. Je ne la regardais plus du coin de l'oeil, avec cette distance que j'avais mise intentionnellement. Au contraire. J'ai rĂ©-appris Ă  vivre en France et au fur et Ă  mesure, j'ai changĂ© ma façon de voir les choses. J'Ă©tais effectivement diffĂ©rente, un peu beaucoup canadienne mais Reims allait devoir faire avec.

Celle que j'étais là-bas, je ne veux pas la voir disparaßtre, j'y puise ma force et je lui dois énormément. Je lui dois celle que je suis aujourd'hui : plus confiante, épanouie, et pleine d'envies.


 AnnĂ©e number three


Là ça y est, je tiens le bon bout. J'ai la colocation parfaite. Avec un appart parfait. Dans un quartier parfait. Bien souvent on a peur de dire quand les choses vont bien, comme si il ne fallait pas le dire trop vite et trop fort juste au cas ou.
Mais moi je m'en fous. Cette troisiĂšme annĂ©e, je l'aime parce qu'elle est pleine de bonnes surprises, de rencontres formidables, de nouvelles amitiĂ©s, de nouveaux dĂ©fis, de projets, c'est en quelque sorte l'annĂ©e de la consolidation. D'ailleurs, j'ai fait refaire ma carte d'identitĂ© française. Ça ne reprĂ©sente peut-ĂȘtre pas grand chose Ă  tes yeux mais pour moi c'est tout un symbole. Il faut dire que je ne fais jamais rien par hasard. Mon cĂŽtĂ© un peu trop cĂ©rĂ©bral sĂ»rement. 
Tout ça pour dire que mes deux premiĂšres annĂ©es back in France n'ont pas toujours Ă©tĂ© faciles mais j'ai compris qu'elles faisaient parti de mon cheminement. Il peut ĂȘtre rapide ou pas. Je crois que ça dĂ©pend de toi. Moi en tout cas, j'ai de moins en moins envie de parler de retour. Ce qui est bon signe. Et ça veut dire aussi que c'est le dernier bilan que je fais. Et mĂȘme si je n'affirmerais jamais que je suis rĂ©moise car je suis bien plus que ça, je suis contente d'avoir tenu bon. Je suis contente d'avoir laissĂ© une chance Ă  la ville qui m'a vu naĂźtre.

                                                        
⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
 
Alors voilĂ , le 27 juillet 2014, j'ai quittĂ© un pays, un appartement et un travail (avec un salaire trĂšs trĂšs convenable) (l'argent n'est pas un moteur dans ma vie) que j'aimais Ă©normĂ©ment. J'ai bousculĂ© mes habitudes pour une Ă©niĂšme fois. 
Je ne sais pas si Reims et moi c'est pour toute la vie (comment ils font les gens pour en ĂȘtre sĂ»r ? Ont-ils un super pouvoir ?) et mĂȘme si ça peut sembler Ă©trange cette incertitude,  j'ai dĂ©cidĂ© de ne pas m'en prĂ©occuper et d'accepter de ne pas savoir.

Parce qu'aprĂšs tout, qui vivra verra.

Mes objectifs pour la rentrée

vendredi, juin 30, 2017


Tu vas certainement penser que je suis Ă  la ramasse, je parle de septembre alors qu'on dĂ©bute le mois de juillet. Oui, parfois j'ai tendance Ă  mettre la charrue avant les boeufs. 

Le truc c'est que comme chaque année, je fais mon bilan estival. Et d'ailleurs, je compte bientÎt faire un bilan de mes -presque- 3 ans en France. Bon sang, je crois bien que je suis une fille à bilan. C'est grave docteur ?

Bref.

L'Ă©tĂ© donc. Cette pĂ©riode mi-travail, mi-vacances. Au mois de juillet, je rĂ©itĂšre en tant qu'animatrice au centre de loisirs et ça sera peut-ĂȘtre bien la derniĂšre fois car j'envisage de passer mon BAFD pour ĂȘtre directrice. Je sais que je change d'avis comme de chemise mais lĂ  je suis confiante. J'ai besoin d'Ă©voluer, d'avoir de nouvelles responsabilitĂ©s et c'est aussi pour ça que j'ai acceptĂ© un nouveau dĂ©fi, celui d'animer le conseil municipal des jeunes de ma ville. AprĂšs tout, les jeunes, c'est l'avenir non ?!

L'autre jour au tĂ©lĂ©phone, on m'a demandĂ© ce que je voulais vraiment faire et j'ai eu du mal Ă  y rĂ©pondre. Peut-ĂȘtre parce que je ne m'y attendais pas, ou peut-ĂȘtre parce que je ne l'ai jamais vraiment su. J'ai l'impression d'ĂȘtre en constante Ă©volution et de me dĂ©couvrir toujours et encore. Avec les SacrĂ©es blogueuses, je fais du bon "travail" comme Community Manager mais est-ce-que j'aimerais le faire en dehors du cadre de l'association ? 


Je sens que j'en ai besoin de ce Summer break. J'ai besoin de me retrouver. Loin de Reims. J'ai besoin de me dĂ©connecter, de me remettre Ă  lire, de me concentrer sur ce que je veux, mais sans pression. J'ai besoin de comprendre ou je vais, quel chemin prendre. 

Pour me donner un petit coup de pouce, pour re-dynamiser mon quotidien de façon positive, je me suis fixĂ© quelques objectifs comme refaire mon CV (une bonne fois pour toute), passer moins de temps sur les rĂ©seaux sociaux (souhaite moi bon courage) et puis l'annĂ©e prochaine, j'aimerais m'inscrire Ă  une retraite Yoga/Surf (depuis le temps que j'en rĂȘve), partir plus souvent en week end, retourner en mode road trip aux Etats-Unis...


Je sais qu'il ne faut pas que je laisse la routine s'installer, on ne peut pas mener une vie extraordinaire tous les jours mais on peut la pimenter, on peut y mettre une touche d'originalité, casser les habitudes et dans ce domaine, je m'y connais.

Mon mois d'aoĂ»t se passera au bord de la mer. J'y trouve toujours du rĂ©confort et elle m'apporte la sĂ©rĂ©nitĂ© nĂ©cessaire pour avancer. En tout cas, ça va ĂȘtre de jolies vacances. Et j'ai hĂąte.đŸ’«

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